09.05.2010

PIERRE ALECHINSKY

 

ALEC

 

Vocabulaire I (1985)
Acrylique sur papier maroufflé sur toile (280 x 323)

 

 

 

 

 

09:38 Écrit par François Collette dans Alechinsky | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : 1985, art, alechinsky |  Facebook |

Commentaires

Voilà un Alechinsky comme je les aime... J'ai revu il y a un petit temps une exposition sur le groupe COBRA au Musée d'Art Moderne à Bruxelles. Les théories du groupe étaient très doctement expliquées. C'est amusant comme dans notre monde néo-libéral on aime particulièrement exhiber des peintres connus pour avoir été de gauche, Frida Kalho en est un autre exemple. C'est fait avec la même fierté qu'un chasseur exhibant la fourrure ou la tête empaillée choisie parmi ses trophées de chasse, cela sent l'animal mort. Je reviens à l'exposition COBRA: question tableaux et oeuvres tout cela avait un air poussiérieux et dépassé, un coté naphtaline (mais bon, on échappait au formol, c'était toujours cela). Comme quoi ce qui est à la mode un jour se démode le lendemain. Je déteste particulièrement Karel Appel avec sa peinture lourde et croutesque. L'imposture est de faire croire que l'on peut recommencer à peindre avec l'innocence de l'enfant alors que le cerveau s'est modifié à l'adolescence et que la culture est passée par là. C'est aussi faux qu'une femme se faisant refaire sa virginité avant son mariage, c'est aussi pathétique et triste. La peinture de Karel Appel n'arrivera jamais à la cheville d'oeuvres d'enfants. Mais la spéculation est passée par là et donc cette évidence ne sera pas reconnue dans les cénacles de l'art officiel. Les seuls qui tiraient leur épingle du jeu à l'expo étaient Alechinsky et Dotremont: ils ont quelque chose de plus que ce que leurs théories prétendaient faire, ils sont AU-DELA DE LEURS THEORIES. Les théories ne sont que des phénomènes de mode, l'art véritable commence quand la théorie finit (la même chose est vraie concernant Magritte, on en a déja parlé sur ce blog). Il y a quelque-chose des grands calligraphes extrême-orientaux chez ces deux artistes, quelque-chose qui fait que leur oeuvre devient intemporelle et ne passera jamais de mode. Je préfère nettement Alechinsky à Dotremont, plus limité. Alechisky ose confronter la couleur au trait de calligraphe, avec une merveilleuse virtuosité du pinceau. Son pinceau ne se limite pas à la graphie de textes, mais ose titiller la forme et le paysage, comme les grands calligraphes chinois et japonais... Amicalement,

Écrit par : Eric | 13.05.2010

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